L’ancien Premier de ministre Idrissa Seck semble depuis quelques jours sur un nuage. Ayant décroché le soutien improbable de Thierno Bocoum, suivi de celui de Sheikh Alassane Sène, il semble désormais fréquentable. Et ceux qui croyaient qu’il était politiquement mort commencent et s’en inquiéter en commençant pour le pouvoir en place.
En effet, croyant bien faire en limitant au strictement minimum le nombre de candidat à la présidence de la République, Macky Sall a obligé l’opposition à créer de grands pôles de candidatures où Idrissa Seck se révèle être l’alternative la plus crédible, si on en juge par sa carrure d’homme d’Eta et son vécu politique.
Sonko qui suscite un réel engouement du fait des maladresses du pouvoir à son égard risque de faire les frais du retour fracassant de l’homme fort du Rewmi qui continue de tisser sa toile avant de décliner son directoire de campagne.
Fidèle à sa stratégie, il a, contrairement à Ousmane Sonko, fait l’option d’aller à la rencontre des leaders politiques pour solliciter leur soutien, au moment le leader du Pastef considère ces derniers comme des corrompus.
C’est ce discours anti-politiciens qui risque de coûter cher à l’homme d’Atlas et Mercalex. Car les autres candidats, à l’exception de Karim Wade du PDS et de quelques-uns de ces alliés qui opteraient pour le boycotte, pourraient se ranger derrière Idrissa Seck. Une nouvelle donne qui n’était pas dans les plans de Macky Sall.
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